Le Kurdistan est devenu, au Moyen-Orient, une colonie internationale répartie en quatre parcelles (Turquie, Iran et Syrie, entre autres) envahie par des colonisateurs qui oppressent la nation kurde, privée, à ce titre, de tous ses droits démocratiques nationaux ; une guerre conduite sur l’ensemble du territoire du Kurdistan, à des degrés différents, entretient une politique d’extermination.
La partie du Kurdistan située à l'intérieur des frontières officielles de l’Irak a recouvré une nouvelle forme : un Kurdistan fédéral dans un Irak fédéral ; mais la position de facto, anti-kurde, du gouvernement fédéral irakien constitue, néanmoins, un danger potentiel pour la question générale du Kurdistan et pour les droits nationaux kurdes, et, par conséquent, amène les Kurdes à rester très vigilants sur ce point.
La position des dynamiques internes et externes dans la « Stratégie Nationale »
C'est donc légitimement que toutes forces nationales kurdes doivent être mobilisées pour libérer le Kurdistan et soustraire son peuple à la domination des envahisseurs et des colonialistes. Cette option définit la "Stratégie Nationale" et lui donne, en même temps, tout son sens dont l’élément déterminant est la notion des intérêts démocratiques nationaux.
Toutes les organisations sociopolitiques, socioculturelles et socioéconomiques nationales, toutes les personnalités politiques et intellectuelles constituant cette puissante force nationale forment, au nom du peuple kurde et de toutes les autres minorités, cette union sociale voulue par la stratégie nationale.
Il est important de savoir qu'au Kurdistan les puissances internationales conduisent, directement ou indirectement, leurs politiques en fonction de leurs intérêts géostratégiques ; il est donc nécessaire de tenir compte de cette réalité et de prendre en considération l’équilibre de la politique internationale réelle en combinant des pactes diversifiés qui contribueront à la préservation des intérêts nationaux kurdes et à la paix au Moyen-Orient.
La position des Etats envahisseurs
Régulièrement en concurrence et en guerre, chacun défendant les intérêts de son propre pays, les Etats envahisseurs agissent de concert, cependant, lorsque qu'ils se heurtent à la barrière que forment le mouvement de libération du Kurdistan et le peuple kurde. D'un côté, les Etats envahisseurs appliquent, chacun en ce qui le concerne, une politique personnelle à l’égard de la nation kurde, et, de l’autre, ils poursuivent ensemble une politique anti-kurde et anti-Kurdistan.
La position du peuple kurde et des autres populations du Kurdistan
Face à cette politique, il est impératif que s’unissent les dynamiques nationales du peuple naturel du Kurdistan et des autres populations résidantes, qu'elles agissent ensemble et qu'elles se coordonnent autour des intérêts nationaux, sans tenir compte des mouvements fractionnistes qui, exceptionnellement, existent encore bien qu'ils soient en perte de vitesse. Les forces nationales kurdes doivent se montrer solidaires face aux envahisseurs qui dépassent les limites qu’ils ont eux mêmes fixées à l’égard du mouvement national kurde. Cette concertation et cette union ne doivent pas se limiter au périmètre tracé par les frontières naturelles du Kurdistan, mais elles doivent permettre de livrer bataille, tous ensemble, contre nos envahisseurs communs. Tel est le nouveau concept de la révolution du Kurdistan qui doit permettre de la mener à terme.
Ainsi, la nation kurde entre dans une phase révolutionnaire dont les fondements sont national et démocratique ; la nation kurde, en effet, tout en livrant bataille contre les puissances qui l'envahissent, œuvre pour instaurer le système démocratique au bénéfice de sa population, disposant pour se faire d’un large éventail qu'offrent, dans cette perspective, les dynamiques d'une révolution kurde, démocratique et nationale. Conformément aux exigences révolutionnaires, toutes les puissances du Kurdistan doivent être prêtes à lutter contre le système colonialiste des envahisseurs : l’indépendance du Kurdistan et la liberté pour la nation kurde constituent les objectifs nobles de notre union dans laquelle ont leur place tous les autres peuples et toutes les minorités du Kurdistan, Assyriens, Arméniens, Juifs, Arabes, Turkmènes, Azéris et Turcs, tous membres de la nation kurde dont la liberté est intimement liée à celle du Kurdistan ; C'est pourquoi toutes les forces et toutes les dynamiques internes doivent s’unir et s’organiser contre le système barbare colonialiste. Le renversement de ce système est synonyme de la liberté pour tous, et notre union se doit d’être plus solide que jamais.
Le droit de déterminer son sort
Dans la conjoncture internationale, la révolution nationale kurde, qui peut provoquer des évolutions significatives, peut également se heurter à des obstacles mis en place par les puissances extérieures. Malgré tout, le peuple kurde a, conformément aux conventions internationales, le droit à l'auto détermination qui peut se traduire par différents mode d'organisation comme l'autonomie, le fédéralisme, la confédération, ou même l’indépendance ; dans cette perspective, le peuple kurde doit pouvoir disposer du droit d’utiliser toutes les méthodes légitimes.
La position stratégique dans la lutte nationale
Les responsabilités communes incombant aux forces et aux dynamiques internes sont les suivantes :
1. Primauté des intérêts démocratiques nationaux.
2. Appropriation et sauvegarde des valeurs nationales et du respect des symboles.
3. Signature de pactes avec les autres groupes et autres organisations, dans le but de lutter contre les Etats envahisseurs et colonialistes.
4. Dialogue avec les autres groupes ou organisations nationaux, et ce, par tous les moyens.
5. Primauté de la solidarité entre les forces nationales,
6. Protection, en commun, et ce, par tous les moyens, du territoire de Kirkuk et de l’ensemble du Kurdistan face aux envahisseurs.
7. Tout affrontement, tout litige entre les forces nationales, considéré et traité comme délit national,
8. Organisation tout azimut de congrès, assemblées, plateformes et réunions de toute nature.
2. Appropriation et sauvegarde des valeurs nationales et du respect des symboles.
3. Signature de pactes avec les autres groupes et autres organisations, dans le but de lutter contre les Etats envahisseurs et colonialistes.
4. Dialogue avec les autres groupes ou organisations nationaux, et ce, par tous les moyens.
5. Primauté de la solidarité entre les forces nationales,
6. Protection, en commun, et ce, par tous les moyens, du territoire de Kirkuk et de l’ensemble du Kurdistan face aux envahisseurs.
7. Tout affrontement, tout litige entre les forces nationales, considéré et traité comme délit national,
8. Organisation tout azimut de congrès, assemblées, plateformes et réunions de toute nature.
Deuxième Réunion élargie du KNK
24.06.2008 Brussels






